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[03/07/2017] Smile remporte le Drupagora d'Or 2017 du meilleur site e-commerce

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MOOC, de la nécessité de l'open source

Les MOOC, ie. Massive Open Online Courses, sont aujourd'hui une tendance forte de développement au sein des universités à travers le monde. L'enjeu est de taille car il s'agit pour ces universités de proposer des cours à un très grand nombre d'étudiants qui pourront les suivre sur le web de n'importe où dans le monde.

Les MOOC(1), ie. Massive Open Online Courses, sont aujourd'hui une tendance forte de développement au sein des universités à travers le monde. L'enjeu est de taille car il s'agit pour ces universités de proposer des cours à un très grand nombre d'étudiants qui pourront les suivre sur le web de n'importe où dans le monde. Vu le nombre d'étudiants simultanés, qu'on chiffre en milliers parfois en dizaines de milliers , ces cours doivent impérativement être sans interaction avec un professeur ou un tuteur, ou tout au moins avec le minimum possible. Une fois ces milliers d'étudiants acquis, la monétisation sera ensuite possible, avec des modèles variés tels que la valorisation de la base des inscrits comme vivier de recrutement pour les universités 'physiques' ou pour les employeurs, ou encore la commercialisation de cursus thématiques, avec diplôme à la clé. Et comme dans toute innovation, la prime au premier, c'est-à-dire celui qui aura le plus de cours et le plus d'étudiants, sera énorme. L'enjeu, qu'on pouvait imaginer jusqu'ici seulement philanthropique, devient alors clairement financier et pourrait même révolutionner l'enseignement.

Une offre multiple lancée en 2012

Plusieurs universités ont fait le premier pas, parmi les plus prestigieuses. Harvard et le MIT aux Etats-Unis ont créé une plateforme commune, EdX(2) proposant des dizaines de cours, gratuits, sur des sujets aussi variés que l'informatique avec « Software As A Service » ou de l'économie avec « The Challenges of Global Powerty ». Coursera, autre plateforme états-unienne disponible, qui rassemble 62 universités telles que Georgia Institute of Technology, National University of Singapore, propose elle aussi de nombreux cours, gratuitement, avec encore une variété forte de thèmes proposés, - comme « Introduction to International Law » ou encore « Write Like Mozart: An Introduction to Classical Music Composition » - et propose quant à elle 5 langues, selon les cours choisis. HEC Montréal a ouvert son service Edulib(3) début 2013, et propose des cours en français. Plus près de nous, en Espagne, les universités UNED et Coma proposent une dizaine de cours sur UnedComa. En France, les initiatives sont encore timides, avec un seul service ouvert, par l'Ecole Centrale de Lille pour un cours de gestion de projet.

Un cours en ligne, c'est comment ?

Après avoir fait l'expérience de deux plateformes, EdX et Coursera, mon premier sentiment est que les connaissances ainsi mises à disposition, avec la variété et la qualité que j'ai observées, dans un contexte didactique, gratuitement et sans conditions d'accès constituent tout simplement une révolution dans l'accès au savoir, dans la droite ligne de ce qu'a apporté Internet.

Comme des milliers d'étudiants à travers le monde - près de 11 000 ! - j'ai pu suivre notamment un cours d'informatique, le premier publié sur EdX dès sa mise à disposition, avec des vidéos enregistrées de plusieurs professeurs, chapitrées et sous-titrées en anglais, très pratique voire indispensable pour les non « fluent in english » . Le rythme est imposé, avec des vidéos publiés progressivement et des travaux à rendre périodiquement, ce qui me semble indispensable si on veut garder les étudiants jusqu'au bout ... Les évaluations sont faites via des QCM mais aussi via un système de vérification automatique du code informatique produit par les étudiants, utilisé pour les exercices réguliers et pour les 3 examens de la session. Il s'agissait de la première session de ce cours, et j'ai donc essuyé les plâtres, avec des erreurs sur certains QCM et examens, des retards de publication, mais aussi une organisation des examens encore balbutiante. Il est vrai qu'organiser un examen simultané pour 10 000 personnes, répartis sur tous les fuseaux horaires de la terre, était un défi. En dehors de quelques cas d'entraide participative via des forums – bien sûr interdite pendant l'examen - j'ai la faiblesse de croire que comme il n'y a pas de diplôme réel, pour le moment il n'a pas de vraie fraude, car sans enjeu réel. Les organisateurs ont déjà imaginé que, pour attribuer des diplômes reconnus, il faudra peut-être des centres physiques d'examen, avec obligatoirement un coût pour passer l'examen pour les étudiants. Un point fort de ce cours et de la plateforme résidait dans les évaluations des programmes développés par les étudiants, permettant une évaluation plus juste du travail et de l'effort fourni, tout en restant automatisé à 100 % ! Ce n'est bien sûr pas possible pour tous les types de cours, avec d'ailleurs un débat ouvert sur la pertinence de l'évaluation automatique de dissertations(4).

C'est gratuit. Donc ça ne coûte rien ?

Les moyens nécessaires pour ces systèmes se répartissent en deux domaines : d'une part les moyens pour créer le contenu numérique des cours avec les interactivités souhaitées et les examens associés – se pose d'ailleurs la question de la validité des examens passés quand il n'y a pas de vérification d'identité, mais c'est un autre sujet - et d'autre part les moyens pour gérer les sessions et les interactions avec le corps enseignant, en visant la plus grande automatisation et non-interaction possible.

Ces moyens nécessaires sont considérables et se chiffrent en millions. On a vu d'ailleurs certaines levées de fonds publiques ou même des donations comme celle de Bill Gates, d'un million de dollars pour EdX fin 2012.

Dans cette course, on comprend que la plateforme qui gagnera est celle qui proposera le plus de cours, et qui pourra du coup proposer des « diplômes » agrégeant différents cours, sur plusieurs semestres.

Mais on comprend aussi que pour y arriver, les appels aux fonds vont être nombreux ...

Heureusement il y a l'open source !

C'est là qu'entre en jeu l'initiative open source, permettant d'une part de mettre en commun les développements informatiques des différentes universités, et d'autre part de favoriser les initiatives et les innovations locales, contrairement à un consortium d'entreprises mettant au pot et finançant un développement commun mais exclusif.

Plusieurs plateformes sont déjà disponibles en open source, comme class2go(5) publié par l'université de Stanford, qui a rejoint le 3 avril dernier le projet EdX(6) pour fusionner en un seul système, open source offrant la somme des fonctionnalités, avec cette déclaration intéressante « The advantage will then be "a larger team building one strong open source platform, rather than two competing open source platforms, which we think will be more desirable for universities around the world". Ou encore OpenMOOC(7) initié par deux universités espagnoles, publié fin 2012 sous licence Apache, et utilisé par une des deux universités.

L'open source apporte intrinsèquement une obligation de respect des standard, ou à défaut la création implicite de standard par l'utilisation répandue d'une technologie. Il n'y a pas encore de norme pour la publication d'un cours MOOC mais il semble évident qu'elle est impérative si on veut mutualiser les cours entre les plateformes ou tout au moins permettre à un enseignant de publier son cours sur plusieurs plateformes sans être verrouillé sur une seule. L'open source permet l'émergence rapide d'un leader technique qui définira le standard de fait, ou à défaut de partager entre les différents acteurs les éléments de description.

Plutôt que de tout développer chacun de son coté, l'approche open source va concrètement permettre d'une part de réduire les coûts de publication des cours, et donc de concentrer les efforts sur le contenu plutôt que le contenant. Et d'autre part permettre une mutualisation de certains contenus de cours, et donc d'atteindre plus rapidement la masse critique pour créer un véritable cursus ou diplôme.

En France, le prochain atelier de travail se tiendra le 30 mai prochain à Paris(8), organisé par le pôle de compétences Systematic, l'INRIA, l'UPMC, … et permettra de partager les idées et ambitions respectives, avec d'ores et déjà une volonté de mutualisation via l'open source. Espérons qu'ils sauront emboîter le pas aux plus grandes universités et créer l'université de demain, aussi en France.

Badr Chentouf
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Commentaires

       
grappe
Pour avoir suivi un MOOC je me suis fait la réflexion sur le fait qu'à aucun moment il n'a été question de logiciels opensource quant un produit propriétaire aurait pu être remplacé par un libre.
J'ai pu ainsi mesurer le poids de Google et Microsoft
jeudi 18 avril 2013 @ 19:40
       
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